Mardi, 20 Novembre 2018

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Insécurité : Plusieurs gangs démantelés à Libreville

20 gabonais âgés de 17 à 20 ans sont tombés dans les mailles des forces de police nationale le 11 octobre. Les arrestations font suite aux plaintes récurrentes des populations victimes du banditisme dans la capitale gabonaise.

Une vidéo envoyée aux Forces de police nationale (FPN) par un citoyen qui a gardé l'anonymat a certainement été la plainte de trop. On y voit des voleurs à la tire « exercer » en pleine journée au quartier Plein-ciel, l’un d’entre eux armé d’une machette. Postée sur les réseaux sociaux, elle a selon le ministère de l’Intérieur, accéléré le travail des limiers de la Police pour mettre fin dans la nuit du 10 au 11 octobre 2018, aux activités de vol à la tire de plusieurs groupes de malfrats dont l’un a fui du tribunal et d’autres sortent fraîchement de prison pour les mêmes faits.

« C’est moi qui ai eu l’idée. On était à 6. On est venu à la route on a fait semblant de traverser. Pendant que d’autres font semblant de traverser, d’autres viennent ouvrir les portières pour prendre les sacs avec l’argent », a avoué l’un des voleurs de Plein-ciel. Lui et sa bande auraient servi d'indic aux policiers pour interpeller le gang de Nguema Edzo Patrick alias "Etcho" qui sévit dans les zones Avea, Atsib Ntsos et Rio dans le 2e arrondissement de Libreville.

La rafle s’est poursuivie avec un gang au Rond-Point de la Démocratie et celui de Parfait Nzamba Moussavou alias "la Parole" qui sévit dans les Pk et à Nyali dans le 5e arrondissement. Ce dernier a été retrouvé en possession d'un pistolet automatique et des munitions lors de la perquisition à son domicile. Il a reconnu l'avoir subtilisé dans le sac d'un membre du gouvernement qu'il avait volé à la tire l'année dernière. 

« C’est dans un vol à la tire que j’ai eu à trouver cet arme-là. Vol à la tire c’est que j’ai ouvert une portière. En ouvrant cette portière, j’ai trouvé un sac. Il y avait une enveloppe et dans ce sac, il y avait un petit boitier. Je ne savais pas que dans ce boitier il y avait une arme. C’est cette arme-là qui est avec moi », a-t-il avoué.

Selon le ministère de l’Intérieur, les FPN ont entrepris depuis le 10 Octobre, la démolition des espaces et constructions reconnus comme des repaires et/ou lieux de dépravation des mœurs. L'opération menée par la Préfecture de police de Libreville et qui est couplée aux patrouilles pédestres de jour comme de nuit s'étendra dans toute la ville et au-delà. D’aucuns s’attendent à ce que ces FPN descendent au carrefour STFO, autre lieu de tous les dangers.

 

 Matin Equatorial

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