Mercredi, 19 Décembre 2018

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Prison centrale : Saisie de centaines d’objets prohibés 

Armes blanches, drogues dures, téléphones portables sont, entre autres, les objets prohibés qui ont été saisis chez les détenus de la prison centrale de Libreville, au cours d’une fouille organisée par les ministères de la Justice et de la Défense nationale.

En tête de peloton à la prison centrale de Libreville, pour mener une opération de fouille spontanée des cellules et des détenus de la prison centrale de Libreville, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Libreville,  Olivier Nzaou.

Une journée bien productive pour les 400 agents de sécurité préalablement formés pour mener cette opération. En effet, ce sont des centaines d’objets prohibés en milieu carcéral qui ont été retrouvés. Notamment des armes blanches telles que couteaux, paires de ciseau, fourchettes, lames, limes à ongles ; des stupéfiants, particulièrement des drogues dures tels que de la cocaïne, du cannabis ; mais aussi des téléphones portables. 

Face à ces centaines d’objets interdits et surtout dangereux, le ministre d’Etat, en charge de la Justice et des droits de l’homme, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou n’a pas manqué d’exprimer son indignation. « Le spectacle est effroyable », a-t-il lancé avant de reconnaitre la nécessité d’une telle opération. « Vous voyez qu’il fallait qu’on mette un terme à ça, des téléphones, surtout des téléphones, il y en énormément, ce sont des choses qui sont totalement interdites dans l’enceinte de la prison, mais malheureusement qui s’y retrouvent », a-t-il dit. 

S’il est vrai que la prison est le lieu de séjour par excellence des délinquants, le membre du gouvernement a assuré que cette opération répond au rôle régalien des autorités.  « Nous étions obligés de lancer cette opération parce que la prison centrale devenait un refuge.C’est vrai qu’on y entre pas par hasard, mais nous avons aussi en tant qu’autorité politique et administrative le devoir de sécuriser ceux qui sont à l’intérieur », a-t-il dit.

D’ailleurs pour mettre fin à cet état de fait, le ministreEdgard Anicet Mboumbou Miyakou a assuré de la pérennité de cette opération, mais surtout de l’ouverture d’une enquête interne, afin de démanteler les maillons de ce réseau et d’infliger des sanctions à toutes les personnes identifiées. « Il n’est plus question que la prison continue d’être un lieu d’échange de produits prohibés. Pour cela, des mesures fortes vont être prises à l’encontre des personnes impliquées dans ce trafic, qu’elle soient de simples agents, subalternes ou officiers supérieurs », a-t-il annoncé. 

 

 Matin Equatorial

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